Pour résumer : quelques distinctions bien utiles

Nous appelions dans notre premier dossier, chacun d’entre nous à élargir sa grille de lecture, pour une meilleure analyse. Voici quelques clés qui on l’espère aideront à mieux comprendre la situation actuelle.

Voici un tableau synthétique (établi à partir des analyses de l’économiste Daniel J. Mitchell ) permettant d’effectuer quelques distinctions utiles entre les politiques budgétaires préconisées par différents courants de pensée économiques : quelles différences entre un bureaucrate du FMI, un keynésien, un économiste de l’offre et un libéral ?

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Le FMI

Le FMI, afin de réduire le déficit public, préconise en théorie une réduction du poids de l’Etat dans l’économie. Cependant, comme en Europe du Sud ou au Royaume-Uni, les dépenses publiques ne sont pas réduites alors que la pression fiscale, elle, s’alourdit, au détriment des citoyens et des entreprises. Un telle politique est condamnée à l’échec.

Les keynésiens

Les keynésiens cherchent à augmenter la demande agrégée par des mesures de soutien à la demande en recourant au déficit budgétaire et à une hausse des dépenses publiques : l’équilibre des comptes publics n’est donc pas leur priorité, pas plus que l’allègement de la pression fiscale. Ces politiques ont été menées lors de la Grande Dépression par les présidents américains Hoover et Roosevelt et elles ont eu un impact nul voire négatif sur la reprise économique. Elles ont aussi été appliquées par l’administration Obama et au Japon, sans donner de résultats probants.

Les supply siders

Les « supply siders » ou économistes de l’offre, dont les préconisations ont été appliquées par les néo-conservateurs Ronald Reagan et George W. Bush, veulent avant tout réduire le fardeau fiscal, mais sans réduire les dépenses publiques et donc sans atteindre l’équilibre budgétaire. Ces politiques ont donné des résultats mitigés, celle du Président Bush a été vivement critiquée par Paul Krugman.

Les libéraux

Les économistes libéraux considèrent comme prioritaire la réduction du poids de l’Etat dans l’économie et l’allègement du fardeau fiscal. Ces préconisations, suivies aux Etats-Unis dans les années 1920 par Calvin Coolidge ou plus récemment à Singapour ou à Honk-Kong, ont permis des périodes de prospérité importantes. De leur point de vue, les politiques menées actuellement en France par exemple sont mauvaises et  condamnées à l’échec. Pour l’instant leurs prédictions semblent s’avérer plutôt justes.

One Comment

  1. Un veritable plaisir de lire ce billet, je vous en remercie enormement !!!

    September 24, 2013
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